« ETHNOMUSICOLOGUE»

A première vue, le mot est rébarbatif et bien pédant. Mais, en pratique, les choses sont beaucoup plus simples :
un ethnomusicologue, c'est celui qui essaie de comprendre ce qu'est la musique dans la vie des gens.


Bernard LORTAT-JACOB   est chercheur au CNRS. 

Désormais à la retraite. 

Ses travaux sont résumés dans ce <lortajablog>

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À titre d'introduction, quelques principes :

1) concernant l'objet de la recherche  :

Les musiques que j'étudie, je vais les « chercher » en Méditerranée, mais  loin des plages qui attirent les touristes : au Maroc (chez les Berbères montagnards), en Sardaigne (chez les Bergers et les paysans), en Roumanie (en étudiant surtout les compétences des musiciens professionnels), en Albanie (où d'anciens kolkhoziens savent chanter d'une façon incomparable). Ce sont des musiques « orurales », pourrait-on dire (mot-valise associant « oral» et  « rural »), jouées et surtout chantées par des hommes, liées au vécu des gens , à leurs douleurs ou à leur plaisir.


2) concernant la méthode :

Pour comprendre la musique des petites sociétés que j'étudie depuis quarante ans, je plaide pour un regard et une écoute « de l'intérieur ». C'est ainsi que je m'efforce de vivre le plus près possible des gens chez qui je travaille, en me montrant attentif à la fois aux aspects normatifs et au caractère intime de l'acte musical. Mon hypothèse anthropologique est que lois acoustiques, systèmes musicaux, règles sociales, émotions partagées et expressions personnelles – celles des chanteurs de tradition orale en tout premier lieu – s'inscrivent dans un continuum.

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Et aussi, à temps perdu...

A temps perdu, comme on dit (mais « perdu pour qui, au juste ? »), j'écris des chansons [textes et musiques]. Celles-ci ne sont pas directement liées à l'exercice de mon métier, si ce n'est que j'aime les écrire et les chanter.

Fidèle à mes principes, toutefois, je ne souhaite pas les figer dans la cire ; je puis cependant les « prêter »  à qui voudrait les interpréter. Ces chansons, je les chante volontiers en compagnie et dans des petits lieux spécialisés (au « Sentier des Halles », à la « Vieille Grille », au « Charming », etc.), le plus souvent en m'accompagnant moi-même d'une petit piano électrique.

A ce jour, j'en ai écrit et composé plus d'une centaine. Une trentaine figure dans mon Bloggy Blues.